L’échelle des attitudes amoureuses – LAS (Online-33 items)
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L’échelle des attitudes amoureuses (LAS) est un outil d’évaluation psychologique largement utilisé, conçu pour mesurer les différences individuelles dans les attitudes envers l’amour et les relations amoureuses. Développée par les psychologues américains Clyde et Susan Hendrick en 1986, cette échelle s’inspire de la théorie des « couleurs de l’amour » du sociologue canadien John Alan Lee, qui postule que l’amour peut être classé en six styles distincts. La LAS est devenue une pierre angulaire de la recherche sur les relations amoureuses, offrant un moyen structuré d’explorer la façon dont les gens perçoivent, vivent et s’engagent dans l’amour.
1. Fondement théorique : les styles d’amour de John Alan Lee
La LAS est basée sur la typologie de Lee (1973) qui distingue six styles d’amour fondamentaux, qu’il décrit comme « primaires » (orientations essentielles et innées) et « secondaires » (combinaisons de styles primaires) :
- Styles primaires :
- Éros (amour romantique) : caractérisé par une passion intense, une attirance physique et une idéalisation du partenaire. Les personnes ayant un niveau élevé d’Éros vivent souvent le « coup de foudre » et accordent la priorité à l’intimité émotionnelle et physique.
- Ludus (amour ludique) : considère l’amour comme un jeu, mettant l’accent sur le plaisir, la variété et le refus de s’engager. Les personnes ayant une orientation Ludus peuvent s’engager dans plusieurs relations simultanément et résister aux liens à long terme.
- Storge (amour amical) : se développe progressivement à partir d’une base de confiance, de valeurs communes et de camaraderie. L’amour storgique se caractérise par la stabilité, le respect mutuel et l’accent mis sur la compatibilité à long terme.
- Styles secondaires :
- Mania (amour possessif) : combine Éros et Ludus, ce qui se traduit par une dépendance intense, de la jalousie et une instabilité émotionnelle. Les personnes très maniaques peuvent osciller entre un bonheur extrême (lorsque leur partenaire leur montre de l’affection) et une profonde détresse (lors de conflits).
- Pragma (amour pratique) : mélange Ludus et Storge, en privilégiant des critères rationnels (par exemple, l’éducation, le revenu, le milieu familial) dans le choix du partenaire. Les amoureux pragmatiques recherchent la « compatibilité » et considèrent les relations comme un partenariat fondé sur des objectifs communs.
- Agapé (amour altruiste) : fusionne Éros et Storge, se caractérise par l’altruisme, le sacrifice et l’attention inconditionnelle portée au partenaire. Les personnes agapiques accordent la priorité aux besoins de leur partenaire par rapport aux leurs et tirent leur épanouissement du don de soi.
2. Structure et administration
Le LAS comprend 33 items. Les participants évaluent leur accord avec chaque affirmation à l’aide d’une échelle de Likert à 5 points (1 = Tout à fait en désaccord à 5 = Tout à fait d’accord). L’échelle est généralement administrée sous forme de questionnaire d’auto-évaluation, avec des instructions pour répondre en fonction des relations amoureuses actuelles ou récentes (ou de scénarios hypothétiques en l’absence d’expérience préalable).
3. Caractéristiques principales et interprétations
Le LAS attribue un score à chaque style amoureux, les scores élevés indiquant une forte adhésion à cette orientation. L’objectif principal est d’identifier le ou les styles amoureux dominants d’un individu, c’est-à-dire le ou les styles qui décrivent le mieux son approche typique des relations. Par exemple :
- Un score Eros élevé suggère une préférence pour les relations passionnées et émotionnellement intenses.
- Un score Ludus élevé indique une tendance à éviter l’engagement et à considérer l’amour comme un divertissement.
- Un score Storge élevé reflète une importance accordée à l’amitié et au développement progressif de la relation.
Il est important de noter que le LAS ne qualifie aucun style de « meilleur » ou de « pire » ; il fournit plutôt un aperçu de la manière dont les individus abordent l’amour. De nombreuses personnes présentent une combinaison de styles (par exemple, Éros + Storge), et les styles peuvent évoluer au fil du temps en fonction des expériences de vie ou de la dynamique relationnelle.
4. Propriétés psychométriques
Le LAS a démontré une forte fiabilité (cohérence interne et test-retest) et validité (construct et critère) auprès de populations diverses :
- Cohérence interne : les coefficients alpha de Cronbach pour les six sous-échelles varient entre 0,71 et 0,89, ce qui indique une mesure fiable au sein de chaque style.
- Fiabilité test-retest : Les études montrent une stabilité modérée à élevée au fil du temps (par exemple, 0,75 pour Éros, 0,82 pour Storge), ce qui suggère que les styles amoureux sont relativement cohérents mais pas figés.
- Validité conceptuelle : Les analyses factorielles confirment systématiquement la structure à six facteurs, en accord avec le modèle théorique de Lee. L’échelle présente également une corrélation prévisible avec d’autres concepts relationnels (par exemple, l’engagement, la satisfaction, la solitude).
5. Applications
Le LAS est utilisé dans divers contextes, notamment :
- Recherche universitaire : pour explorer les liens entre les styles d’amour et les résultats relationnels (par exemple, la satisfaction, la longévité), les traits de personnalité (par exemple, le névrosisme, l’extraversion) et les facteurs démographiques (par exemple, le sexe, la culture).
- Pratique clinique : pour aider les thérapeutes et les conseillers à comprendre les schémas relationnels de leurs clients et à traiter des problèmes tels que la codépendance (Mania), la phobie de l’engagement (Ludus) ou les besoins émotionnels non satisfaits (Eros).
- Développement personnel : comme outil d’auto-évaluation pour aider les individus à réfléchir à leurs préférences relationnelles et à améliorer la communication avec leurs partenaires.
6. Adaptations interculturelles
Le LAS a été traduit et validé dans de nombreux pays, notamment au Portugal, en Serbie et en Chine, démontrant ainsi sa stabilité interculturelle. Par exemple :
- Une étude réalisée en 2024 au Portugal a révélé que le LAS-SF conservait sa structure à six facteurs et présentait une bonne cohérence interne (alpha = 0,71-0,78) parmi 1 153 participants.
- Une étude menée en Serbie a confirmé la structure factorielle de l’échelle et a mis en évidence des corrélations entre les styles amoureux et les comportements relationnels conformes aux échantillons occidentaux.
Ces adaptations soulignent l’utilité du LAS en tant qu’outil mondial pour étudier l’amour et les relations.
7. Limites
Bien que le LAS soit largement respecté, il n’est pas sans limites :
- Biais d’auto-évaluation : comme toutes les mesures d’auto-évaluation, le LAS est susceptible d’être biaisé par la désirabilité sociale (par exemple, sous-estimation des tendances à « jouer le jeu ») ou par le biais de mémoire (par exemple, mauvais souvenir des relations passées).
- Dépendance au contexte : les scores peuvent varier en fonction du contexte relationnel (par exemple, une personne peut adopter des styles différents avec un partenaire occasionnel et avec un conjoint de longue date).
- Simplification excessive : réduire l’amour à six styles peut occulter la complexité des expériences individuelles. Certains chercheurs affirment que l’amour est plus fluide et multiforme que ne le laisse entendre le LAS.
8.Conclusion
L’échelle des attitudes amoureuses (LAS) reste un outil précieux pour comprendre les différentes façons dont les gens vivent l’amour. Son fondement théorique dans les travaux de Lee, combiné à de solides propriétés psychométriques, en a fait un élément essentiel de la recherche et de la pratique en matière de relations. Bien qu’elle ne soit pas une mesure définitive de l’amour, la LAS fournit un cadre utile pour explorer comment les attitudes façonnent les relations amoureuses et pour aider les individus à construire des liens plus épanouissants.




